April 17, 2005

Catharina de Medeiros Lacerda @ IREST – Université Paris I Panthéon Sorbonne

It is with gratitude that I publish for you, below, the work of Brazilian tourism student, Catharina de Medeiros Lacerda.

Catharina is a student of the prestigious Sorbonne (IREST – Université Paris I Panthéon Sorbonne). Her generosity reaches beyond sharing this work with readers of the Rolling Rains Report. She, together with Hugo Côrtes de Paula and Cristiane Guimarães, are the intellectual muscle behind a Forum on inclusive travel to be launched next week at eTur.com.br. Catharina's post on disability and travel (in Portuguese; http://www.etur.com.br/conteudocompleto.asp?IDConteudo=6160) has brought to light an desire for professional development on the topic among the Brazilian tourism students using eTur.com.br.

We wish you success in your career. A career launched with this spirit of professional service is a bright spot on the horizon.

IREST – Université Paris I Panthéon Sorbonne
Etudiante : Catharina de Medeiros Lacerda

TOURISME ET HANDICAP EN ILE – DE -FRANCE

Mars 2005
Paris
INTRODUCTION

La région Ile de France est considérée la première en terme d’accueil et d’accessibilité aux loisirs pour les personnes en situation de handicap. Selon le Comité Régional du Tourisme d’Ïle de France, la région avait jusqu’à juillet de l’année dernier, 120 sites labellisés Tourisme et Handicap.
Actuellement, les organismes institutionnels liés à l’activité touristique, les associations représentantes des personnes handicapés et les professionnels du tourisme sont de plus en plus engagés dans une démarche que vise l’insertion des personnes à besoins spécifiques dans le secteur du loisir et du tourisme.
Pourtant, avant de fournir une vision plus complète de la relation entre tourisme et handicape dans la région Ile –de France, il semble nécessaire de mieux comprendre certaines démarches effectuées par le Comité National du Tourisme ( CNT) dans les années 1999 et 2003, à travers de deux rapports qui avaient comme objectif commun, l’insertion et l’accessibilité des personnes handicapées dans les activités touristiques et de loisirs.

A. LE RAPPORT TOURISME & HANDICAP : L’OFFRE TOURISTIQUE

Le CNT a présenté et adopté en 1999, le rapport « Tourisme et Handicap – L’Offre Touristique », ce qui a marqué une amorce importante en matière de prise en compte des nécessités et des attentes des personnes et des touristes en situation de handicap.
Jusqu’à cette époque, aucune politique n’avait été ni impulsée ni concrétisée pour le développement du tourisme et des loisirs pour les personnes en situation de handicap. Cela témoignait la méconnaissance des problématiques et des carences liées à ce domaine.
Les seules initiatives existantes ont été menées d’une part, par les associations représentatives des personnes handicapées et d’autre part, par quelques expériences relevées par des professionnels et institutionnels du tourisme. Pourtant, aujourd’hui cette situation n’a changé que partiellement.
C’est extrêmement important de déduire que les touristes handicapés sont, avant tout, des personnes handicapées. Par rapport au tourisme, jusqu’à cette époque, les revendications des personnes en situation de handicap et de leurs associations représentatives étaient transmises quasi automatiquement vers les Affaires Sociales. Successifs textes réglementaires, en matière d’accessibilité des établissements recevant du public, ont été appliqués vis à vis les efforts des professionnels du tourisme. Mais, ces obligations réglementaires ont eu des efforts contrastés, surtout à trois niveaux :

· Au niveau de l’acceptation de ces obligations ;
· Au niveau de la qualité effective des réalisations ;
· Et, au niveau des adaptations qui étaient souvent liées à la seule déficience motrice.

On peut constater donc que le rapport de 1999 méritait une politique animée par la concertation et le rapprochement entre les professionnels du tourisme, associations, institutionnels et les propres personnes en situation de handicap.
Donc, l’ensemble des problématiques abordées dans ce premier rapport peut être considéré comme un début concernant l’accès au tourisme et aux loisirs des personnes handicapées. Il y en a toujours de freins qui ont besoin d’être levés par rapport à la réalité de nécessités des personnes handicapées.
Le rapport « Tourisme et Handicap - L’offre Touristique » contenait dix recommandations majeures, qui seront ici présentées et analysées synthétiquement.

1. Réaliser une étude de marché

Cette recommandation visait sensibiliser les professionnels et les institutionnels du tourisme. Elle suggérait aussi la réalisation d’une étude de marché que puisse regrouper de façon qualitative et quantitative, les attentes et les besoins des touristes en situation de handicap.
L’AFIT, l’Agence Française d’Ingénierie Touristique a publié un cahier sur ce thème en 2001, ce qui a permis que les organismes touristiques ( publics et privés) puissent avoir conscience que cette clientèle est loin d’être marginal. Sur le plan quantitatif. De plus, cette étude a aborde de façon intéressante, les attentes et les aspirations des personnes handicapées en matière d’intégration.


2. Doter le Ministère dédié au Tourisme d’un outil statistique et d’évaluation durable

Avec l’intention de faire de l’accueil des touristes handicapés une préoccupation de la politique de développement touristique, cette recommandation induisait :

· La prise en compte des certains aspects concernant l’accès au tourisme et aux loisirs des personnes handicapées dans tous les systèmes d’enquêtes et des recueils statistiques existants ;
· La mise sur pied d’un système de suivi statistique de mise aux normes d’accessibilité des sites, établissements et installations touristiques par grande catégorie d’activité.

Par rapport à la deuxième recommandation, on constate que les grandes enquêtes statistiques nationales sont en train d’intégrer la prise en compte des aspects concernant l’accès au tourisme et aux loisirs des personnes en situation de handicap. Par contre, cette prise en compte ne peut être appréciée que par des cycles d’évolution longues. Le label « Tourisme et Handicap » contribue énormément à cette recommandation, en tant qu’outil statistique au regard de la mise aux normes d’accessibilité des installations et équipements à vocation touristique.

3 . Constituer un pôle d’information, de conseil, de recherche et de documentation destiné à favoriser la diffusion et la maîtrise de bonnes pratiques en matière d’accessibilité

Cette recommandation impliquait la mise en place d’un pôle qui pourrait soutenir la recherche, l’expérimentation, le conseil et la diffusion des bonnes pratiques en matière d’accessibilité des équipements touristiques.
L’installation du Bureau des Politiques Sociales, au sein de la Direction du Tourisme, favorise la cohérence dans les actions entreprises. Et la publication, par l’AFIT, d’un cahier du savoir-faire sur le thème tourisme et handicaps contribue aussi à apporter des éléments de réponses et de conseil.

4. Mieux prendre en compte les handicaps auditifs et visuels

L’absence de réglementation et des obligations concernant la prise en compte des éléments architecturaux, de sécurité et d’adaptation spécifique touche le cadre de vie des personnes souffrant d’un handicap auditif au visuel. Ceux ci ont été intégrés dans l’étude de marché, dans le cahier du savoir-faire, dans le label et dans l’ensemble des réflexions et des concertations engagées.

5. Procéder à l’inventaire de l’offre accessible

Cette recommandation sert à introduire la suivante.

6. Créer un label national d’accessibilité ayant vocation à s’appliquer à l’ensemble des sites et équipements touristiques

Celle ci a été peut être la plus important recommandation. Elle visait sécuriser la fiabilité es informations relatives aux sites et hébergements touristiques et des loisirs.
Elle induisait une information descriptive et objective fondée sur le cadre réglementaire de l’accessibilité. Aussi à élaborer un cahier des charges sur les déficiences mentales, auditifs, visuelles et motrices.
Le label « Tourisme et Handicap » a été mis en œuvre en 2001 et sa gestion a été confiée à l’Association Tourisme et Handicap.

7. Encourager les collectivités territoriales à améliorer l’accès des touristes handicapés aux sites et équipements touristiques

Une ligne budgétaire a été consacrée au « Droit aux Vacances pour tous », ce qu’a beaucoup aidé à concrétiser cette recommandation. Pourtant, il semble être important de connaître l’emploi fait ou à venir de cette ligne budgétaire sur le plan des équipements touristiques, de loisir et de la culture. Pour accroître cette recommandation, il faut conditionner l’octroi des subventions pour la rénovation du patrimoine par une prise en compte des critères d’accessibilité.

8. Accroître l’effort de formation des personnels à l’accueil des touristes à besoins spécifiques

Comme la méconnaissance génère des peurs, des maladresses ou des impairs, un enseignement basique englobant la notion de « besoins spécifiques » a été la principale raison de cette recommandation puisque la capacité d’accueil des professionnels du tourisme et de l’ensemble des personnels en contact avec les personnes handicapées doit être développé.
Sa concrétisation se voit vraiment au niveaux des BTS Tourisme, avec l’instauration du module « accueil des personnes à besoins spécifiques » sous forme d’enseignement optionnel, dans un premier temps, et après obligatoire dans les deux filières de BTS Tourisme.

9. S’engager plus résolument dans la voie de la coopération internationale afin de favoriser, grâce à une harmonisation des pratiques et des normes, les courants touristiques internationaux

Cette recommandation n’a pas suscité des mesures significatives et concrètes. Mais, il y existe une démarche attentive de certains Etats européens vis à vis la politique mise en place dans le cadre du label national « Tourisme et Handicap ».

10. Mettre à l’étude les voies ouvrant la possibilité de modifier le régime juridique de l’accessibilité aux établissements et installations de tourisme pour introduire des mécanismes contractuels et d’incitation

Cette recommandation avait comme logique à faire évaluer certains points réglementaires en faveur d’une meilleure rationalisation des efforts réalisés. Elle n’a pas suscité la réflexion attendue. Par exemple, les associations des personnes handicapées n’ont pas manqué de souligner une restriction de l’offre accessible et, surtout, des risques de « ghettoïsation » sur certaines structures.

Les recommandations du rapport « Tourisme et handicap – La chaîne de L’Offre Touristique » ont été véritablement marquants parce qu’elles on suscité la sensibilisation des professionnels, institutionnels et associations liées au secteur de tourisme et aux personnes en situation de handicap.
Pourtant, ces recommandations ont été prises en compte sur un nouvel angle dans le rapport « Tourisme et Handicap : La Chaîne de l’Offre Touristique pour le Droit aux Vacances ». Certains réflexions qui auraient pu être associés dans le premier rapport appairassent dans le deuxième comme des points d’amélioration souhaitables. C’est à dire :

· Mener des études quantitatives et qualitatives sur les habitudes, attentes et souhaits des touristes handicapés au regard précise des types de déficience, catégorie d’hébergement, zones touristiques fréquentés, secteurs d’activité recherchés ;
· Mieux cerner la problématique de l’intégration et de l’accueil ;
· Assurer les professionnels du tourisme par rapport à l’aide et au soutien direct lors qu’ils envisagent améliorer les conditions d’accès d’une structure touristique ou de loisirs ( avec la création d’un site Internet par exemple) ;
· Stimuler la création des espaces de conseils et de soutien à l’échelon local ( des pôles des ressources à la proximité), pour faire évoluer l’accueil des touristes handicapés et les adaptations des infrastructures touristiques ;
· Introduire les atteintes des personnes souffrant d’une déficience mentale dans les démarches, vu qu’il y existe toujours des peurs dans la société et dans le domaine du tourisme par rapport à ce sujet ;
· Mesurer l’évolution de prégnance du label en nombre des départements impliqués en mettant en place des missions en direction de ces départements et régions « retardataires » ;
· Développer la notion de fiche descriptive à côté du processus du label pour donner des informations supplémentaires que peuvent être transmises sur demande, par téléphone e par Internet ;
· Clarifier la responsabilité au regard de la délivrance du label en cas de litige, d’incident au même d’accident ;
· Explorer encore plus la formation et la formation continue des professionnels du tourisme et de l’accueil ;
· Et finalement, crédibiliser l’information en favorisant des réflexions qui pourraient concerner les régions européennes.


B. LE RAPPORT TOURISME & HANDICAP : LA CHAINE DE L’OFFRE TOURISTIQUE POUR LE DROIT AUX VACANCES

Ce nouveau rapport se voit aujourd’hui comme une complémentation du rapport initial. Il stimule la réflexion et l’investigation nécessaires pour que les personnes en situation de handicap puissent s’intégrer pleinement dans le tourisme et le loisir.
Donc, pour que leur l’accès soit plein, il est essentiel de considérer les conditions de transports, financières, d’accessibilité, d’accompagnent et d’information. Ceux ci sont complémentaires et indissociables.
Ce rapport concentre, dans 16 recommandations majeures, cinq grands thèmes de réflexion : l’information, les financements des vacances, les vacances spécialisées et l’accompagnent individuel, les transports et finalement, le confort d’usage pour tous.
L’adoption de ces recommandations implique des concertations interministérielles en même temps qu’elles peuvent conforter les actions politiques en direction des personnes handicapées. L’objectif principal étant de favoriser l’égalité des chances et d’améliorer les conditions d’accès aux vacances, au tourisme et aux loisirs.

B.1. L’INFORMATION

Améliorer l’information est une grande préoccupation de ce rapport. Dans ce cas, la création d’un site Internet peut être un véritable outil de facilitation des échanges d’information et de communication au niveau professionnel et des utilisateurs.
L’idée d’un site Internet comporte trois réflexions basiques : pour qui ? quoi ? et , comment ? Il doit être destiné aux personnes et touristes en situation de handicap, aux professionnels et institutionnels du tourisme, aux animateurs et accompagnateurs, aux étudiantes et chercheurs…Le but est de donner une information de qualité et d’accroître la sensibilisation des personnes concernées.
Le site doit contenir toutes sortes des informations liées aux transports, à la documentation, à l’actualité, aux équipements touristiques labellisés ou en cours de labellisation ( aussi ces références par d’autres labels), les équipements et services adaptés…Enfin, des informations pratiques que puissent être accédés librement et gratuitement, en ayant des liens avec des sites utiles pour les utilisateurs et en étant facilement reconnaissable par les moteurs de recherche. L’utilisation des nouvelles technologies est fortement souhaitable, ainsi que la traduction au moins en langue anglaise pour les touristes étrangers dans un premier temps.
Un deuxième point c’est la création d’un document descriptif standardisé pour être désigné et annexé au contrat de voyage, ce que rassure les professionnels du secteur mais aussi les voyageurs. Aujourd’hui, les professionnels sont en mesure de répondre de façon satisfaisant aux interrogations posées par les contraintes d’accessibilité, d’adaptation, d’accueil et d’intégration induites par le handicap ? Ces réflexions donnent lieu à deux recommandations liées à l’information :


1. Regrouper, au sein d’un site Internet, toutes informations relatives à la problématique « tourisme et handicap » afin de donner une information de qualité aux utilisateurs et d’accroître la sensibilisation des professionnels du tourisme par le partage d’expérience et par l’accès à l’information et à la connaissance des attentes et des besoins des personnes en situation de handicap

2. Engager une réflexion à caractère réglementaire sur une nécessité descriptive du dégrée d’adaptation des prestations dans le cadre des conditions générales des ventes fixées par le décret 94-490 de 15 juin 1994 pris en application de la loi du 13 juillet 1992 fixant les conditions d’exercice des activités relatives à l’organisation et à la vente des voyages


B.2. LE FIINANCEMENT DES VACANCES

Le développement du financement des vacances constitue un des principaux éléments pour favoriser le départ en vacances des personnes en situation de handicap. Souvent, les besoins qui correspondent aux vacances sont considérés superflus. Pourtant, le départ en vacances des personnes handicapées est aussi un besoin légitime de rupture avec le quotidien.
Les adultes, mais aussi les enfants et les jeunes en situation de handicap qui partent en vacances non spécialisées, génèrent des surcoûts supplémentaires, supportés dans la majorité des cas, par leurs familles et les structures accueillantes, ce qui freine leur accès aux loisirs.
En sachant que les vacances sont l’un des maillons essentiels de la chaîne de l’intégration, le groupe de travail qui a animé ce rapport a développé 4 recommandations concernant le développement du financement des vacances. Ces recommandations ont été basées sur les nécessités des personnes handicapées ( adultes, jeunes et enfants) ainsi bien que leurs familles.
Des mesures comme l’emploi des cheques vacances, le doublement d’allocation compensatrice pour tierce personne, l’institution des cheques vacances pour les travailleurs handicapés et l’harmonisation du statut des adultes handicapés vivant en établissement peuvent permettre de répondre les besoins légitimes de personnes que souffrent d’un certain type de déficience. Les 4 recommandations liées au financement des vacances sont les suivantes :

1. Instituer le principe d’une aide financière légale, sous forme de cheques vacances, afin de favoriser le départ en vacances des personnes en situation de handicap qui ne peuvent travailler et qui bénéficient de l’allocation aux adultes handicapés ou d’une pension d’invalidité

2. Instituer le principe d’une compensation financière légale, sous forme de doublement d’allocation compensatrice pour tierce personne( ou de la majoration pour tierce personne) afin de favoriser le départ en vacances des personnes en situation de handicap

3. Instituer l’accès aux cheques vacances pour les travailleurs handicapés des Centres d’Aide par le Travail afin de favoriser leurs accès et leur droit aux vacances et aux loisirs

4. Harmoniser le statut des adultes handicapés vivant en établissement afin de permettre une restitution suffisante et équitable des ressources financières pour favoriser l’accès aux vacances et aux loisirs

B.3. LES VACANCES SPECIALISEES ET L’ACCOMPAGNEMENT INDIVIDUEL

Soutenir les vacances spécialisées et l’accompagnement individuel évoquent des notions distinctes mais très complémentaires. Elles sont l’un des maillons essentiels de la chaîne de l’intégration parce qu’elles doivent relever le libre choix des voyageurs handicapés sur leur mode des vacances.
La nécessité que les personnes handicapées ont de partir en vacances, en groupe ou même « seules », évoque la nécessité d’avoir un bénéfice d’accompagnement pendant leurs séjours. Un soutien avec lequel ces personnes puissent palier les actes de la vie quotidienne.
Certaines difficultés sont rencontrées aujourd’hui par le secteur touristique et aussi par les personnes handicapées lors qu’elles décident partir en vacances, comme par exemple, un encadrement difficile à recruter, un manque des moyens de formation des équipes d’encadrement, la difficulté de recruter des professionnels diplômés, des carences dans les profils recherchés pour les équipes d’encadrement et l’assimilation d’une activité liée plutôt au domaine médico-social qu’à celui du tourisme.
Pour le soutien aux vacances spécialisées et pour l’accompagnement individuel, le groupe de travail a formulé deux recommandations que, si adoptées, peuvent minimiser les difficultés rencontrées par les personnes handicapées mais aussi par les professionnels du secteur touristique :

1. Soutenir, encourager, valoriser et défendre l’activité des organismes des vacances spécialisés tout en veillant la qualité des prestations qu’y sont proposés

2. Engager une étude de faisabilité que pourrait permettre la mise en œuvre d’une expérience en matière d’accompagnent individuel des personnes en situation de handicap dans le cadre des vacances, en définir les modalités mais également la qualification et le statut des accompagnants

B.4. LES TRANSPORTS

La question des transports est un véritable obstacle pour la vie des personnes handicapées. Malgré l’amélioration de l’accessibilité des transports publics pendant ces dernières années, sous l’aspect précis du tourisme, il y en a des manques et des points de discontinuité dans la chaîne des transports.
Combler l’insuffisance des cars de tourisme, des véhicules de location adaptés, ouvrir les services de transports spécialisés au tourisme, améliorer l’accès au transport ferré et poursuivre l’accueil des passagers dans les transports aériens sont les grands axes de réflexion qui ont stimulé les recommandations suivantes :

1. Combler, par des actions de sensibilisation mais également par des voies réglementaires, le manque de cars de tourisme accessible en France
2. Combler, par des actions de sensibilisation et de mesures incitatives, la manque de véhicules de location adaptés en France tout en favorisant une promotion de l’offre
3. Dans le cadre du tourisme urbain notamment, inciter les services de transports spécialisés à ouvrir leurs prestations en direction des touristes en situation de handicap
4. Suggérer un meilleur accès au transport ferré et une meilleure adaptation des prestations sur le plan humain que matériel
5. Poursuivre les efforts réalisés dans l’accueil des passagers handicapés dans les transports aériens et améliorer le niveau d’accessibilité des avions

Ces recommandations impliquent une concertation entre le Ministère délégué au Tourisme et les organismes, publics et privés, liées au secteur des transports en France. Cette indispensable concertation peut favoriser le développement du tourisme en direction des personnes en situation de handicap.

B.5. LE CONFORT D’USAGE POUR TOUS

Pour le groupe de travail, toute notion d’accessibilité et d’adaptation constitue des éléments que favorise le confort d’usage pour tous.
L’affirmation de la valeur du confort d’usage pour tous, la mise en accessibilité des sites et monuments et aussi le référencement de cette notion à travers d’une documentation écrite et des modèles concrètes, donnent une nouvelle approche qui aidera à renforcer la qualité des équipements.
Aujourd’hui, en France, plusieurs sites et monuments ne bénéficient pas d’accessibilité pour la seule raison que ces adaptations pourraient entraver la valeur historique des sites ou même dénaturer son purisme d’origine. Pourtant, ces sites ont déjà eu d’aménagements qui visaient améliorer les conditions de visite : dispositifs de sécurité, installation des guichets, de sanitaires et des boutiques spécialisées voire même la requalification des sites pour des autres usages. Le groupe de travail croit qu’une adaptation réalisée pour les personnes handicapées profite –elles à des personnes valides.
Donc, l’affirmation de la valeur du confort d’usage pour tous, la mise en accessibilité des sites et monuments et aussi le référencement de cette notion à travers d’une documentation écrite et des modèles concrètes, donnent une nouvelle approche qui aidera à renforcer la qualité des équipements. Cette nouvelle approche s’exprime bien par les trois recommandations suivantes :

1. Engager une concertation interministérielle pour que la mise en accessibilité des monuments historiques et sites classés puisse être réalisée à chaque fois qu’elle est techniquement possible
2. Affirmer et reconnaître la valeur prépondérante de la notion de confort d’usage pour tous en accordant à l’accessibilité une valeur universelle. Mettre en œuvre la création d’un groupe de travail afin de définir, réfléchir et donner une traduction très concrète de cette notion dans le domaine du tourisme et des loisirs
3. Editer et diffuser une documentation à la fois pratique, fonctionnelle, référencée et argumentée portant sur cette notion de confort d’usage pour tous à l’intention des professionnels du tourisme.

C. TOURISME &HANDICAP EN ILE-DE-FRANCE

L’accès aux loisirs et aux vacances constituent un droit fondamental aux personnes handicapées. Ce droit doit être conditionné par une bonne accessibilité aux équipements touristiques et par des informations fiables.
L’ensemble des acteurs qui participent de la démarche pour l’insertion des personnes handicapées dans les loisirs et le tourisme permet de développer l’offre touristique adaptée avec une meilleure autonomie des personnes handicapées.
Face au constat que les personnes handicapées ont difficilement la possibilité de partir en vacances, notamment à cause du manque d’accessibilité des hébergements touristiques, un certain nombre d’associations, d’institutions et de professionnels de la région Ile-de-France sont engagés pour développer l’adaptation du tourisme et des loisirs pour les personnes à besoins spécifiques.
L’Ile- de- France est considérée la première région en matière d ‘accessibilité aux sites de loisirs pour les personnes handicapées. Jusqu’à juin 2004, 120 sites touristiques ont été labellisés « Tourisme et handicap », et plus de 100 dossiers sont en cours de labellisation 1.
Le label, lancé en 2001 par le Secrétariat d’Etat au Tourisme, apporte une information fiable sur les sites et les équipements touristiques prenant en compte les quatre types de handicap ( moteur, visuel, auditif et mentale. Il est très important pour la clientèle à besoins spécifiques mais aussi pour leur proches et pour les professionnels du tourisme, qui vont être plus engagés dans une démarche d’accueil, d’accessibilité et d’information.


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1- Agence Française de Presse, 01/07/2004

La région Ile-de-France possède un territoire de 12000km², repartis entre 8 départements, avec une population estimée en 10 933 000 franciliens. Elle est la première destination touristique au monde avec 36 millions de touristes par an, dont 60% d’étrangers 2. C’est une région au patrimoine historique. Cela signifie souvent une accessibilité limitée ou compliquée pour les personnes handicapées. Les efforts d’adaptation de la région peuvent être notés dans des différentes installations accueillant le public. Plusieurs acteurs et professionnels du tourisme ont été sensibilisés et mobilisés pour une meilleure intégration de personnes handicapées dans le monde du tourisme. Hébergements, restaurants, transports, musées et autres sites de loisirs ont été déjà adaptés à cause de la démarche volontaire de labellisation, engagé au niveau national.
Du côté associatif, l’UNAT Ile-de-France ( Union des Associations de Tourisme de la Région Ile-de-France), joue un rôle marquant dans ce domaine parce qu’elle a comme mission, d’entre autres, de favoriser le départ en vacances des personnes handicapées. L’UNAT Ile-de-France participe aussi à la mise en place du label Tourisme & Handicap, en relation avec le CRT Ile-de-France. Avec la réalisation du « Guide des Vacances Adaptées », elle recense l’offre des vacances spécialement conçue pour les personnes qui souffrent d’un handicap, généralement proposés par associations.
Dans ce guide, l’on trouve des propositions des vacances des dix associations. Les propositions sont faites selon les types de handicaps ( moteur, mental léger, mental lourd, visuel et difficulté d’insertion sociale), l’âge, la destination et la durée des séjours, la période d’activité, le mode des vacances ( individuel en intégration, individuel en séjour adapté, groupes en séjours adaptés, séjours fixes, séjours itinérants), leurs besoins ( niveau d’autonomie, destination, vacances en individuel ou en groupe), des conseils de financement et les cordonnées pour contacter les associations 3.
Encore dans le guide, les lecteurs peuvent trouver des informations pratiques sur des associations pouvant accueillir les personnes handicapées dans la région, sur les aides financières, sur la vie quotidienne et les sorties et sur les transports.


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2 – www.unat-idf.asso.fr
3- Le guide des vacances et de loisirs adaptés, UNAT IDF
D. CONCLUSION

L’on constate que la région Ile-de-France possède une importante représentativité concernant le tourisme et les personnes handicapées. Malgré les efforts des acteurs concernés et les avances dans ce domaine, surtout au niveau de l’information, il y en reste encore beaucoup à faire.
Par exemple aujourd’hui, la région compte 2 cars de Tourisme adaptés ( il en existent 38 en France contre 250 véhicules adaptés en Belgique !). A titre d’exemple, aucune navette Air France n’est accessible aux personnes en situation de handicap. Le même problème est rencontré dans la location des véhicules adaptés…D’une part, les loueurs estiment que leur offre est sous-utilisé et d’autre part, les utilisateurs estiment que leur offre est insuffisante 4 .
En réponse à cette constatation, certains questionnements peuvent servir de réflexion et aussi être posées pour mieux comprendre la complexité liée à ce sujet :
· Est-ce que les transports en Ile-de-France ( publiques ou privés) sont vraiment adaptés à l’accès et l’accueil des touristes et des personnes handicapées ?
· Est-ce que la région Ile-de-France est prête à accueillir des touristes étrangers en situation de handicap ?
· Combien des offices de tourisme en Ile-de-France sont en mesure de donner des informations adaptées à toutes les déficiences ?
· Est-ce qu’il y a un système de suivi que puisse analyser le niveau de satisfaction des personnes handicapées concernant aux équipements et sites touristiques ?

Les freins et les obstacles majeurs liés au thème tourisme et handicap concernent probablement l’accessibilité. L’accessibilité à l’information, aux transports, aux équipements, à l’accueil, aux financements de vacances… Le thème est vaste, complexe. Ce n’est pas facile d’effectuer toutes les démarches, ainsi que d’engager et de concerter tous les acteurs concernés.
Le chemin vers la vraie intégration des personnes en situation de handicap dans le tourisme et les loisirs est long. L’implication de tous les acteurs et les actions menés visant le progrès de cette intégration sont fondamentales, mais le plus important c’est de réfléchir et de dialoguer pour maintenir cette coordination et brièvement, faire du droit aux vacances une réalité.
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4. Rapport Tourisme et Handicap- la chaîne de l’offre touristique pour le droit aux vacances
BIBLIOGRAPHIE

· Tourisme & handicap : La chaîne de l’offre touristique pour le droit aux vacances
· Tourisme & handicap : étude de marché de la population handicapée face à l’offre touristique française
· Le guide des vacances et des loisirs adaptés
· http://www.pidf.com
· http://www.paris-touristoffice.com
· http://www.unat-idf.asso.fr
· http://www.handica.com

Posted by rollingrains at April 17, 2005 02:20 PM